La gare de Lison est une gare ferroviaire française, située sur deux départements et sur trois communes :
Achetez votre billet en gare de Lison, vous êtes en réalité à Moon-sur-Elle dans la Manche. Empruntez la passerelle, vous êtes passé dans le Calvados à Sainte-Marguerite d’Elle. Redescendez sur le quai, vous vous retrouverez à nouveau à Moon-sur-Elle dans la Manche, et si vous prenez le wagon de queue, après le pont sur le Rieu, vous serez enfin à Lison dans le département du Calvados.
Elle est mise en service en 1858 par la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest lors de l’ouverture de la ligne de Mantes-la-Jolie à Cherbourg. Elle devient une gare de bifurcation avec l’ouverture en 1860 de la ligne de Lison à Saint-Lô, premier tronçon de la future ligne de Lison à Lamballe.
C’est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par des trains Intercités et TER Normandie.
Gare de correspondance et de desserte locale du réseau TER de Basse Normandie
La gare de Lison est un vrai nœud ferroviaire, environ 450 trains s’arrêtent à Lison par semaine soit en moyenne 64 par jour.
Lison est desservie par les trains TER Normandie (vers Lisieux/Caen ou Saint-Lô/Coutances/Rennes), ainsi que par les trains TER Normandie également en provenance ou en direction de Paris-Saint-Lazare, via Caen, et de Cherbourg.
Depuis 2011, la gare et ses abords font l’objet de grands travaux de réhabilitation. Les quais, la passerelle, l’accessibilité aux handicapés et les parkings ont été rénovés.
Un peu d’histoire…
La loi du 11 juin 1842, définissant les grandes lignes rayonnant autour de Paris, faisait apparaître cinq projets différents de tracé pour notre région A cette date, le Conseil d’Arrondissement de Saint-Lô s’intéressait d’avantage aux voies fluviales pour irriguer sa région économique, le développement d’un transport fluvial jusqu’à la baie des Veys était privilégié.
Le 27 juin 1852, le Corps législatif à Paris vota enfin la création d’un chemin de fer de Paris à Cherbourg par Evreux et Caen. Saint-Lô se réveilla et rédigea une lettre à l’intention du Prince Président Louis Napoléon, en évoquant l’économie régionale, la menace britannique sur les côtes de la Manche était également évoquée. Cherbourg répliqua immédiatement. Déjà le 5 février 1852, elle défendait le tracé par Bayeux et refusait le trajet par Saint-Lô jugé plus long en temps et distance. Le conseil général du Calvados défendait également le passage dans son département par Bayeux et Isigny. Le 31 juillet 1856 la décision définitive fut prise pour un tracé de Caen à Cherbourg par Bayeux ave un embranchement à Lison pour Saint-Lô.
Le 4 août 1858, l’empereur NAPOLEON III inaugurait la ligne complète de Paris à Cherbourg, en prolongation de celle qui joignait Caen à Paris depuis novembre 1855. Elle fut à ses commencements à voie unique, son doublement s’est étiré de 1882 à 1900.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la gare est sévèrement touchée par des bombardements réalisés par les avions alliés en prévision du débarquement de Normandie. La gare est prise par les troupes américaines dans les premiers jours de la bataille de Normandie en juin 1944 (voir ouvrage “Rails et Haies” en bas de page)
Elle fut une importante gare de triage où ont travaillé jusqu’à 200 cheminots, la partie triage, située juste à l’ouest de la gare, se trouvait sur le territoire de la commune de Lison.
Pour la région, la construction de la gare à Lison fut une source de dynamisme avec le dépôt de la Compagnie de l’Ouest sur Lison. Peu après 1880, une tuilerie fut implantée à proximité de la gare et vers 1932 ce furent les caramels d’Isicrem d’André Galliot.

la Pacific vapeur
en gare de Lison le 6 juin 2009
La Lison, locomotive reconnaissable à sa haute cheminée – Compagnie de l’Ouest
La cour de la gare de Lison au début du XXe siècle
Autres photos anciennes
Ouvrage sur la gare de Lison durant la Libération en 1944

















